Les banyamulenge en face de déracinement, Cas de la guerre de 2017-2020 en R.D. Congo Featured

7 octobre 2020, 11:04 am Written by 
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LES BANYAMULENGE EN FACE DE DERACINEMENT

Cas de la  guerre de 2017-2020 en R.D. Congo

 

Diplômé de Maitrise en Genre, Institutions et société à l’Université Lumière de  Bujumbura ;certificat en entreprenariat agricole et Genre à Mashav/Israël ; Ancien assistant du  Recteur de l’Université Eben-Ezer de Minembwe et enseignant des cours d’Andragogie, Genre  et   Développement et Culture et méthodologie des affaires(Philosophie de succès) ;formateur,  concepteur et évaluateur des projets.Actuellement à Indiana/USA. 

  Par

  David MUNYAMAHORO  BANOGE

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  1. CONTEXTE

Depuis avril 2017, des attaques et exactions extrajudiciaires à l’égard des Banyamulenge ont été faites par  la coalition  Mayimayi Babembe, Bafulero, Banyindu et les groupes armés étrangers burundais  basés en R.D.Congo. Et, ces attaques n’épargnaient aucune catégorie sociale des Banyamulenge : ils tuent et  détruisent les biens économiques dont les vaches, les chèvres, les moutons, les greniers des vivres et les immobiliers dont les maisons, les infrastructures scolaires et sanitaires ainsi que les espaces agro-alimentaires. 

En avril 2017 dans le groupement de Bijombo, des villages de Magunda et ses environs dans le secteur d’Itombwe ont subi des attaques et destructions méchantes des habitations. En plein dialogue pour la paix intercommunautaire, des maisons ont été incendiées  et des villages de Bijombo qui n’avaient pas été touchées jusque-là. 

En date du 4/5/2019, survint la mort d’un notable de la tribu nyindu du nom de Kawaza Nyakwana présumé auteur de la mort d’un munyamulenge du nom de  Byishimo Musabwa Matare qui aurait été enterré vivant par ce dernier, tué aussi  par un groupe armé tribal de Banyamulenge  appelé Gumino.

Le lendemain du 5/5/2019, les attaques  sont généralisées à l’endroit des Banyamulenge et dans plusieurs villages et zones de transhumance situées à des centaines de kilomètres du lieu du drame.

 En juillet 2019,   les mayimayi Babembe, Bafuliru et Banyindu  ont attaqué les Banyamulenge en transhumance  en amont et en aval de la rivière Kimbi, laquelle sépare la province du Sud-Kivu  à celle de Tanganyika et plusieurs Banyamulenge en sont morts. Nous citons entre autres :   Thomas Munyiginya, Mugerero fils Munyiginya, Dieudonné Ncunguyinka Rutsindako, Samuel Bitaruke, Zebedayo Migezo, Ngana Osée, Maseruka Ngabunga, Safari Kanyamisimba, Serugo Rutenderi, Alexis Gishungu, Byabagabo Mpumuro, etc[1]. Ils ont également razziés  des milliers des vaches.

En août 2019, les mayimayi ont également attaqué les éleveurs à Nganja, Sebaragirwa Mafiringi  et MurajaRutanga en sont morts. Le même mois, ils ont tué André Binyana  et Musafiri Budamu à Kananda/Fizi, etc.

Par la suite,  5 Banyamulenge commerçants de bétails entre Salamibila et Wamaza en province du Maniema. Il s’agit de Fréderic Murama wa Sidori, Élisée Gapapa wa Sebitereko, Sange Gasita Gatware, etc.   Et, les  impliqués  à des violences à l’égard des Banyamulenge sont les  groupes armés tribaux des Babembe,  Bafulero,  Banyindu et leurs alliés  RED-TABARA, FOREBU et  FNL de Nzabampema groupes armés étrangers basés à l’Est de la république démocratique du Congo[2]. Ils avancent plusieurs motifs de la guerre entre autres la création de la commune de Minembwe, les expulser sur le sol congolais car, ils sont réfugiés et les envoyer au Rwanda, etc. [3] ;

Alors, les attaques contre les Banyamulenge  sont certainement  préparées, les moyens logistiques sont réunis, les stratégies opérationnelles sont mise en œuvre avec des  différentes attaques  aux différents endroits  et au même moment, la nouvelle donne de la  destruction systématique des habitations, les massacres des vaches et   la  politique  afin de  détourner l’opinion nationale qu’international et  la préparation   psychologique des tueurs qui est faite par la socialisation à la haine en milieux Babembe,  Bafulero et autres extrémistes congolais.

  1. DE LA HAINE ETHNIQUE ACCRUE CONTRE LES BANYAMULENGE

Il n’est pas facile de se réveiller et donner l’ordre à un groupe social de prendre les machettes et décimer les gens, les vaches, incendier les habitations, détruire les champs, etc. sans être préparé mentalement à la tuerie.

Cependant, cette préparation psychologique est l’éducation à la haine qui est simplement la diabolisation, la diffamation, l’intoxication, le mensonge, la déformation de l’histoire, la déshumanisation, la discrimination d’un groupe cible à l’extermination, etc. C’est ce que nous appelons la socialisation à la haine afin d’inculquer le caractère de sanguinaires ou de génocidaires.

Selon Gregory H. Stanton,  le génocide n’est pas automatique,  plutôt il demande une dizaine d’étapes de préparation pour s’y mettre en œuvre. Il s’agit de la classification, la symbolisation, la discrimination, la déshumanisation, l’organisation, la planification, la préparation, la persécution, l’extermination et le déni.[4] Ainsi, nous parlons seulement 4 étapes sur 10 citées en haut, comme étapes préparatoires  à la guerre contre les Banyamulenge. Il s’agit de classification, déshumanisation, persécution et le déni :

  • Classification: qui est la division des personnes entre « NOUS » et « EUX ». Les Babembe, Bafulero et Banyindu se surnomment « NOUS » les autochtones, et « EUX » les Banyamulenge, les réfugiés;
  • Déshumanisation : Assimilé le groupe en menace d’extermination à des animaux, des insectes, des serpents, des maladies, etc. Les Banyamulenge sont surnommés de n’importe quoi depuis longtemps et actuellement[5];
  • Persécution : Identifié les victimes en raison de leur ethnie, tribu, etc. Les Banyamulenge sont identifiés par leur morphologie ethnique ;
  • Déni : c’est la négation de faits par les auteurs, dissimulation de preuves et sont les premiers à ses plaindre.

Ainsi, les 10 étapes analysées par Gregory H. Stanton sont faites sans relief afin d’exterminer et/ou déraciner les Banyamulenge. Donc, c’est un génocide bien que nous n’avons pas la qualité de le qualifier.

  1. DIABOLISATION, INTOXICATION, MENSONGE etc. FAITES PAR LES  BEMBE ET FULIRO COMME OUTILS DE SOCIALISATION A LA HAINE

Il y’a un principe en Philosophie de succès disant que n’importe quelle pensée répétée sans cesse au subconscient est finalement acceptée [6].

En effet, la diabolisation, l’intoxication, le mensonge, la déformation de l’histoire sont des outils importants de l’éducation à la haine qui façonnent le comportement interne des éduqués. C’est alors ce que nous appelons la socialisation à la haine. 

Cependant, le concept « socialisation »  est généralement utilisé dans les théories de la politique « Genre ». Elle est la transmission des valeurs, des normes et des règles organisés par des institutions et/ou sociétés humaines pour une construction d’un comportement quelconque. Et, en politique du genre on dit « qu’on ne nait pas femme, on le vient par la socialisation » dit par Simone de Beauvoir[7]. C’est-à-dire, les instructions, la transmission des valeurs, l’éducation familiale, façonnement les comportements d’une femme ou d’un homme afin de répondre aux valeurs culturelles.

Ainsi la même chose, il est difficile de le contextualiser car, quand on parle de la socialisation on sous-entend les bonnes valeurs sociales. Toutefois, il est applicable aux groupes extrémistes Bembe, Fuliro et Nyindu car, on ne nait pas haineux, tribaliste, extrémiste ethnique ; on l’apprend par la socialisation à la haine, avec la diabolisation, l’intoxication, le mensonge, etc., en famille et en groupe social. Je vous partage  mon expérience banale  liée à la socialisation à la haine  à l’égard des Banyamulenge  en milieu des Babembe. « J’ai étudié à l’Institut Kitumaini/ Fizi en 5ème et 6ème des humanités pédagogiques  en 1981-1983.  Je logeais  à quelques mètres de quartier général des militaires en direction de Misufi chez un papa du nom de Anyukuna et sa femme s’appelait Angela qui travaillait à l’hôpital général de référence de Fizi. Cette famille était très bonne socialement et nous étions nombreux dans sa parcelle avec le feu Sebaragirwa Mafiringi tué en Ngandja récemment, Pasteur Mpamyukuri Néhémie, Gapapa Paul et  Musafiri Buhiga. Ainsi, quand l’enfant pleurait dans l’avenue on leur disait : « voilà un munyarwanda (ou munyamulenge) » en pointant du doigt un munyamulenge pour l’intimider à se calmer. Et, directement l’enfant inhibait ses émotions et  se taisait. Un jour,  un petit enfant a vu un munyamulenge et a répliqué à sa maman, que : «Atali M’nyalwanda ali m’tu  », littéralement « Non, il n’est pas munyarwanda,  c’est plutôt une personne ». Au fait, l’enfant pensait qu’un munyarwanda ou munyamulenge était un animal.

En plus,  à Minembwe vers  des années 1970  à 1980 il y’avait   une agglomération importante des Babembe à Kabingo et à Kalingi. En cette période, il était  difficile  pour un munyamulenge de passer dans un village de Babembe car, il fallait s’y entendre des insultes, jet des pierres et fouets  de la part de jeunes Babembe à la présence de leurs parents. Et, rare parent pouvait blâmer son enfant pour avoir injurié un  munyarwanda/munyamulenge. De même aux écoles et aux marchés, il y’avait toujours des bagarres entre les jeunes Babembe  et Banyamulenge  provoqués plus souvent par les Babembe. Je garde un mauvais souvenir  d’un jeune mubembe qui  voulait provoquer la bagarre en  cracher dans la bière traditionnelle de maïs  que buvait les Banyamulenge  à ma présence à Kabingo en 1979. Nous étions avec pasteur Kaneza Mutabazi, pasteur Mufandiri Amon, Sadoki Mufasha,  ect. 

Également,  les politiciens Babembe et Bafulero  ont  cultivé la haine ethnique dans leurs communautés avec  la déformation de l’histoire,  les mensonges  et  confondent délibérément les Banyamulenge aux réfugiés rwandais de 1959 jusqu’à ceux de 1994.

 Ainsi, en 1995, il y’a eu une résolution initiée par Honorable Anzuluni Bembe, de tribu de Babembe et alors président du parlement, décidant d’expulser les réfugiés rwandais et burundais sur le territoire congolais ainsi que les Banyamulenge  et les tutsi du Nord-Kivu qui se sont retrouvés dans l’actuelle Congo avant sa naissance en 1885. Et, avec l’interdiction de vente de leurs biens, maisons et même un simple entretien et nettoyage de la cour de leurs résidences. En annexe, vous trouverez la  fameuse résolution du parlement de transition, lettre de l’administrateur inventoriant les parcelles des Banyamulenge et leur mémorandum adressée au président du Zaïre.

En octobre 1996, le vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu, Monsieur Lwabanji  de la tribu de Bashi, lance un ultimatum aux Banyamulenge et donne un délai de débarrasser le sol congolais[8] ;

Le 30 novembre 2019 à Baraka, le député provincial du Sud-Kivu Bulakali Omer de la tribu de Babembe,  demande aux Babembe dans un rassemblement populaire à Baraka,  de prendre les machettes et autres armes afin d’exterminer les Banyamulenge. Il donne la date butoir du 2 décembre 2019[9].

  1. LES BANYAMULENGE: QUI SONT ILS ?

Aux lecteurs surtout de loin, les Banyamulenge constituent l’une des tribus congolaises appartenant au groupe ethnique tutsi, vivant dans son territoire identitaire dit des hauts plateaux d’Itombwe, qui est constitué par un triangle des territoires étatiques dont celui de Fizi, de Mwenga et Uvira en province du Sud-Kivu(en RDC). Présentement, le Mulenge dont on parle n’est plus la localité à la hauteur de Lemera ; plutôt un espace et/ou une région qu’habitent les Banyamulenge (du Nord à Rurambo  et au Sud à Milimba). C’est une tribu ayant un dialecte hybride de Kinyarwanda, Kirundi, Kifulero et peu des mots de Kibembe ; elle a sa propre culture et ses valeurs, les distinguant des autres.

Selon LIEVE JORIS, les Banyamulenges sont confondus phénotypiquement aux Tutsi rwandais et/ou burundais et sont identifiés sous différentes appellations selon les  anciens différents auteurs, notamment : le Banyarwanda, les Tutsi congolais, les pasteurs, les Tutsi d’Itombwe, les Ruanda, les congolais d’expression rwandaise[10], etc.

Ci-suivant, quelques références parmi plusieurs sur l’installation des Banyamulenges à l’Est du Congo :

  • HIERNAUX, en 1954 dénombra six générations depuis leurs installations en prenant l’intervalle de 30 ans d’une génération à une autre en concluant que les migrations auraient eu lieu aux environs de 1744.[11]
  • WEIS « Pays d’Uvira », il retrace quelques indications sur l’implantation des « ruanda » dans la chefferie des Bavira au village Galye en 1881.[12] En cette période, les Banyamulenge avaient déjà fait une centaine d’année à Kakamba et Mulenge ;
  • Quant à Jacques DEPELCHIN, il dit : « ce sont des pasteurs qui se sont installés dans les zones des hauts plateaux de l’Itombwe, fuyant le règne du Mwami rwandais GAHINDIRO qui a régné en 1746 et celui de RWABUGIRI de 1855-1895 »[13].
  • Selon Alexis KAGAME, la présence des Banyamulenge dans la plaine de la Ruzizi se situe entre les années 1576 à 1609, sous  le règne de KIGELI II  NYAMUSHESHERA,  roi du Rwanda[14] ;
  • Selon Mgr Patient KANYAMACUMBI, la présence des Banyamulenge dans l’Est de la R.D.Congo se situe entre 1720 et 1780, c’était sur base des enquêtes  généalogiques  faites auprès de certains clans des Banyamulenge, dont Abasita, Abadahurwa, Abagunga et Abanyabyinshi, en faisant une différence de 30 ans par généalogie.  Mgr Patient Kanyamacumbi localise MUASHA chef de village Munyamulenge à Mutambala dans l’actuel territoire de Fizi en 1914 ;
  • NGUYA- NDILA MALANGALA, il signale la présence des Banyamulenges au Congo précolonial au 17ème siècle vers la fin et au 18ème siècle[15];
  • Également, Jean-Pierre CHRETIEN précise que les Banyamulenge sont  au Kivu avant    la naissance du Congo et sont issus des sujets migrants qui avaient fui dès le XVIIIème siècle[16] ;
  • David MBanoge analyse la généalogie de sa famille de Gashuri qui a traversé du BUHA via Burundi et père de Buhiga et Mabano et les comparer aux anciennes études. 

Nous illustrons :GASHURI père de  Buhiga mes ancêtres lointains et BUHIGA père de 13 fils sur 4 femmes. Il s’agit de : Rukinagiza, Birusha, Semuroro, Rugamba, Gahanga, Rubirira, Kibamba, Gifota, Nyakana, Birukundi, Surwumwe, Bihagire et Buhungu.

Ainsi, nous analysons l’arbre généalogique de GASHURI père de BUHIGA et son fils aîné qui RUKINAGIZA qui est : 1  Gashuri père de Buhiga ; Buhiga père de Rukinagiza ; Rukinagiza père de Ruhazi ; Ruhazi père de  Mihoho ; 5 Mihoho père de Bihembe(  est né à Biphubusa /Mulenge en 1896  et  sa femme Nyirankaka née en 1910[17], voir les  copies de leurs cartes  en annexes)[18] ; Bihembe père de Nyawatimba ; Nyawatimba père de Nyashoshi ; Nyashoshi père de Semahororo ; Semahororo père de 10 Ineza.

Alors, en guise d’analyse généalogique, de Gashuri à Ineza il y’a 10 générations. Néanmoins nous prenons 9 générations pour le calcul estimatif car, INEZA qui est de la 10ème   génération a encore 10 ans. Alors, pour le premier calcul d’une génération estimée à 30 ans, nous aurons : 9 × 30 qui est égal à 270 ans. Et, 2020- 270 = 1750.

 Et, pour le deuxième calcul d’une  génération de 25 ans, les estimations seraient : 9 × 25= 225 ans, c’est-à-dire, 2020 - 225= 1795.  Donc, probablement GASHURI, aurait quitté le BUHA puis Burundi précolonial pour s’installer à Kakamba et  à Mulenge entre les années 1750 et 1795. En guise de conclusion sur cette analyse, le résultat généalogique (1750 et 1795) semble corroborer plusieurs autres auteurs au sujet de l’arrivée des Banyamulenges dans le Congo précolonial.

En fin de compte, les Banyamulenge sont dans la région à la même période que les Babembe, lesquels sont arrivés en 1770 et 1780[19] et les Bafulero un peu avant [20], sauf les Bavira qui y'étaient déjà au 17ème siècle.[21]Et, en cette période d’avant les européens et après le partage en 1885, la cohabitation intercommunautaire était harmonieuse surtout les Banyamulenge et Bafulero.

  1. ASPECT SOCIAL(ANCIEN) INTERCOMMUNAUTAIRE

Les relations intercommunautaires étaient très bonnes surtout entre les Banyamulenge et les Bafulero et aussi les Bavira[22] et les mariages étaient exogènes. Selon les sources traditionnelles, Mukogabwe Ier avait une femme Munyamulenge  du nom de Nyambibi fille de Musana du clan de Abasinga et ils ont donné naissance à Nyamugira. Aussi, Mwami Nyamugira père de Mukogabwe II avait plusieurs femmes parmi elles des femmes  Banyamulenges dont Gahundano fille de GAHIRIRI du clan de Abasinzira et Nyirabutiti fille de Cungurira Mucundambega aussi de Abasinzira[23].  Mukogabwa II alias Mahina s’est marié à plusieurs femmes entre autres Nyagashindi   et Toto filles  de Munoni, munyamulenge du clan de Abasinzira. Et, Nyampinja fille de Birukundi de BUHIGA et plusieurs autres  suivante[24].

  • Notre arrière-ancêtre GASHURI était marié à NAHUMBWE sa deuxième femme Mufulero fille de Mukogabwe premier, mère de Mabano;
  • Buhiga fils de GASHURI, l’une de ses femmes était mufuliru qui s’appelait Mutunzi de la famille des Bamiet mère de Gahanga, Gifota, Kibamba et Rubirira;
  • Nyasamaza Maria[25] fille du clan de Abazigaba était l’une de femmes de Mahina;
  • RUTOKI petite sœur de Nyampinja fille de Birukundi mariée à MUZIMA premier.
  • NYIMIGUNGA Fille de Kamandwa mariée chez Minyaruho des Bafuliru et mère de Ringine Rurementusi, de Noé KAGOSI et David MUJOBA[26] ;
  • NYABIKECA mère de MUTEBUTSI de BAHETO, était Muvira ;
  • KIBIHIRA Elisabeth fille de NDABUNGUYE mariée chez KIGUNGU MUHEZO, mère de Pasteur MAZIBO ;
  • NYIRAMAYANGE fille de RWICA de Abanyabyinshi femme de KARARIZI dont leurs enfants sont NYAKABEKABE et RUNYARUKA ancien chef du groupement de Lemera; etc. ( à compléter ) ;
  • Nyirabahiga fille de Mutayega femme de Mahina et mère de Rwugarira ; etc.

Bref, l’aspect socioculturel était bon et certaines familles avaient fait des pactes du sang entre les Bafuliru et Banyamulenge. L’exception était le Mwami Mahina des Bafulero qui razziait et tuait les Banyamulenge  alors qu’ils étaient leurs  beaux-frères et  neveux biologiques. Jean Chrétien le confirme en disant que vers  le XXIème siècle   les Banyamulenges  avaient des conflits  aux Bahamba de la lignée légitime  des Bafurero de suite de la mauvaise gouvernance. Effectivement, il tuait à son goût et le cas d’espèce est la mort de Nkikanyi Mabembe qui vivait chez sa tente RUTOKI femme de Muzima tué par Mahinapar  lance entrain  de traire la vache.  Et, la suite est que RUTOKI et NYAMPINJA ont dû divorcer et aller se plaindre auprès de l’administration belge sous facilitation de leur neveu    NTAKANDI. Ce crime était la goutte du sang débordeur qui lui a coûté la vie vers les années 1930.[27]C’est à partir de la mort de Nkikanyi et la condamnation de Mahina que toutes ses femmes Banyamulenge ont divorcé et abandonner leurs enfants et les relations entre la famille Mahina et ses belles familles ont été complètement endommagées et bouchées. 

En plus,  il y a eu  des attaques violentes entre les Banyamulenge et Mwami Mahina, un avant, pendant et après la première guerre mondiale de 1914-1918. Ci -dessous quelques attaques parmi plusieurs autres[28] :

  • L’attaque de Kurufuri actuellement RUNINGU par l’équipe du Mwami Mukogabwe alias Mahira  sous conduite de  Mushuruti,  son chef des guerriers et  la mort de MASINE fils de KAYIRA . La contre-attaque était sous organisée par SEGUGU (impavide sans précédent) du clan de Abatwari,  MAKEBO de Bahinda et RUTEREKA  Kayira  de Abasinzira ;
  • Deux attaques qui ont couté la vie de 4 fils de Murihano Rugira et razzies des vaches ;
  • L’attaque de Mahina à Mulenge qui a tué Ruvusha Mududa du clan des Abagorora et Sebasamira de Abasama était blessé ;
  • L’attaque chez Chendakudya  fils de KAYIRA  par Rwasamanga  qui avait des armes abandonnées par les allemands  et 400   vaches sont razziées;
  • La réplique du groupe de Kayira Bigimba Muhinyuza mwami de Banyamulenge, lequel sa chefferie a été supprimé le 5 décembre 1933 par le Ministre L. Franck.[29] Le chef Kayira Bigimba fut le quatrième chef munyamaulenge après le chef Sebihara Mucundambenga, Kayira Sagitwe et Bigimba Suzu[30]. attaque    Mwami Mahina , il  l’incendie les huttes des cultes  et il y’a eu  la mort de Musuruti mufuliru guerrier chez Mahina;
  • L’attaque de Mahina à Mulenge et la mort de BIZOZA l’ancêtre d’actuel Abazoza et ses vaches sont  razziées, etc. Ces tueries ont d’avantage endommagées les relations intercommunautaires jusqu’aux évènements de la rébellion de Mulele.
  1. DE LA REBELLION DE 1964-1966

La rébellion de MNC (Mouvement national congolais)est née dans la province de Bandundu et son objectif était de renverser le PNP (Parti national du progrès)qui était au pouvoir en cette période-là. Lorsqu’il est arrivé à Uvira et Fizi son objectif a été dévié en règlement de comptes contre la classe sociale économiquement et également les Banyamulenge éleveurs.  Les Babembe riches, les chefs et intellectuels ont été tués. Citons les dirigeants : Abeli Masango et Shabani Ndalo,  tous de clan de BALALA  étaient parmi les premiers commandants rebelles muleliste. Ils ont commencé à recruter les jeunes  Basimwenda vivant dans le groupement de Basimukindje[31]. Chose planifiée chose faite. Le chef du secteur de Mutambala et chef des Basimukindje monsieur KISASU  et Mangyemo  son fils et deux autres ont subi la mort. Lutungu  grand commerçant de l’époque et plusieurs autres Basimukindje également. Issa wa Nundu chef du groupement des Babungwe a été aussi tué ainsi que beaucoup de morts dans le village dit de Ngulube en territoire de Fizi;  9 morts à Makaina/Itombwe etc. 

Un peu avant la rébellion en décembre 1963, ils ont tué par fusil Domitien Rusimbi (munyamulenge)  à Nganja  pour simplement  tester le fisil et plaisir de tuer.

De 1965-1966, nombreux Banyamulenge sont tués, massacrés et leurs vaches razziées. Ci-dessous, liste en tableau des Banyamulenge tués avant de déserter les moyens et  hauts plateaux   de la savane d’Itombwe et se réfugier à Baraka et dans les périphéries d’Uvira.

Tableau 1 : Quelques Banyamulenge massacrés au début de la rébellion muleliste[32]

No

Noms

Lieux et année

1

Rusimbi Ndatenguha

Ngandja, 30/08/1964

2

Rubariranya Muyabaga

Rutabura en 1964

             Massacre de Gatongo

3

Ntihabose Filipo

1966/Gatongo

4

Serugabira Chadrack

Idem

5

Ntagora Ezeckiel

Idem

6

Ruhanga Oseya

Idem

7

Rubogora Amosi

Idem

8

Kanyamitagara Eliya

Idem

9

Matayo Rutaha

Idem

Massacre de Kirambo 32

10

Samusoni Serugabo

Kirambo 1965

11

Muturanege  Serufurika

Idem

12

Serunyogo Muturanege

Idem

13

Lazare Semugerero

Idem

14

Ayubi Kabarure

Idem

15

Munyangurube Bizoza

Idem

Massacre de Kirumba

16

Serugangazi  Yonasi

Kirumba 1966

17

Byamungu Sefania

 

18

Ruguma Rutonesha

 

19

Sebaragirwa Yoheri

 

20

Runezerwa Yonazari

 

21

Karabona Sebasamira

 

22

Mitebatebo Sebasamira

 

23

Bitorwa Setefano

 

24

Kajibwami Mushonda

 

25

Pastor Nyabuhuga

 

26

Kamundara

 

27

Zakayo Mahuhiro 

 

28

Mugabe Yohana

 

29

Kizingane Ruhahaza

 

30

Sengorore Ruhahaza

 

31

Rwamiheto ?

 

32

Gishwanga

 

Massacre de Mutambala

33

Mbwana  Masonga Yohana

Mutambala

34

Karaha Muhire

Idem

35

Sabani Nyamurama

Idem

36

Lisasi Rutambwe

Idem

37

Mparirwa Birato Rutambwe

Kanguli

38

Kamanzi Gasita

Kanguli

Tuerie de Lulenge

39

 Rurenza Mpire

 

40

Karani Kega

Lulenge ,1964

41

Pasteur Rupembwe Yunus

Lulenge, 1966

42

Karamudoga Isake

 

43

Nzamu

 

44

Magorwa wa Abatakure

 

Tueries de Rurambo

45

Byambu

 

46

Binyonyo Ezekiya

 

47

Kanyamarimba

 

48

Kadederi

 

49

Gatonyi Ntagenza

 

50

Bukuru Gasita

 

massacre de Munanira 33

51

Gugari Zakari

Munanira 1966

52

Rebecca  Dugari

Idem

53

Ciza Dugari

Idem

54

Rwizigura Elias

Idem

55

Dieudonné Rwizigura

Idem

56

Gadi Kiyani

Idem

57

Namigunga Sofia

 

58

Emmanuel Dugari

 

Autres tueries 

59

Bujambi Yunusi

Gafinda, le 4/2/66

60

Karoli Mushishi

Gafinda, le 4/2/66

61

Bikino Sedekiya Rukiza

Bijombo/Rwerera


Ainsi, après ces massacres et tueries, les Banyamulenge étaient obligé de déserter leur région d’habitation pour Baraka, Plaine de la Ruzizizi et  Kavugwa en hauteur d’Uvira pour chercher la protection du gouvernement. Et, à Baraka, il y’a eu 786[33] morts de suite de malaria et mauvaises conditions de refuge. 

Aussi, après la rébellion de 1966 il y’a eu des tueries à petit feu surtout en période de transhumance. Nous illustrons par les tueries de Ngadja de 1969 aux années 1980.

No

Noms

Observations

1

Ruregeye Ruzigama

Tué en 1971

2

Mukwega Gishaki

 

3

Semagenderere Simon

Tué en 1971

4

Budutira Gishaki

Tué en 1967

5

Byaho Semakumi

 

6

Gakaba Mpakanyi

Tué à Milimba

7

Baphakurera Bunini

 

8

Ndatinya Simiyoni

 

9

Ntoni Muganga

 

10

Ngarukiye Rwizihirwa

 

11

Budederi Mukwega

 

12

Nyabarongo Rutsimbisha

Tué en 1967

13

Ruhanduka Rutandara

 

14

Ruhara Bumbuko

 

15

Senyonyo Gahene

 

16

Mutagorama Yoronimu

 

17

Rugororoka Birusha

 

18

Rugari Kavuganyi

 

19

Gaphizi Kavuganyi

 

20

Rubagara Byuma

Tué en avril 1971

  1. DU REGIME DE LAURENT KABILA ET KABILA JUNIOR 1998 ET 2004

Les régimes Kabilistes étaient caractérisés par les atrocités à l’égard des Banyamulenge. A la naissance de la rébellion du Rassemblement Congolais pour la Démocratie(RCD) avec la déclaration du directeur de cabinet de Laurent Kabila, Monsieur Hérodia Ndombasi[34], invitant d’exterminer les Banyamulenge et autres Tutsi dans plusieurs villes. Les témoignages les confirment[35]. La suite est les  massacres en plusieurs villes, ci-dessous  à titre d’exemple, quelques sites de massacres  parmi plusieurs autres de1998,  et 2004[36]: Kalemie et ses environs :134 ; Lubumbashi :108 ;Kinshasa :203 ; Kisangani et ses environs :85 ; Kindu :16 ; Kamina :71 ;Kindu :16 ; Mbujimayi :13 ; Kananga : 4; Bukavu et ses environs :27 ;Uvira : 32 ; Ngadja : 119; Vyura : 28;  Baraka : 219 ; Lweba -Mboko :77 ; etc.

En 2004, avec la guerre de  du Général Mbuja Mabe et  son adjoint le colonel Jules Mutebutsi  du clan de Banyamulenge, le général Mbuja  a ordonné de tuer les Banyamulenge qui étaient dispersé dans la province du Sud-Kivu et des centaines sont tués pour être tutsi  et  mêmes ceux qui avaient fui cette guerre opposant les deux responsables de la région militaires pour se réfugier en république du Burundi qui étaient au camp de transit à  Gatumba à 1 kilomètre de la frontière de la république démocratique sont sauvagement   massacrés et 166 personnes mortes et 106 blessés[37].

En effet, ces massacres accompagnés des razzies des vaches ont occasionnés un nombre important des Banyamulenge  et les tutsi du Nord-Kivu de fouir leur pays pour s’exiler aux différents pays et nombreux sont  des réfugiés urbains à Bujumbura, Kigali, Kampala, Nairobi, etc. et d’autres sont des réfugiés dans les différents camps suivants :

  • Au Rwanda :  Kibuye ; Byumba ; Nyabiheke ; et Nyamagabe.
  • En Uganda : Nakivale 1 ; Nakivale 2 ; Kyaka 1 ; Kyaka 2 ; Kyaka 3 ; Rukinga ; Kanunga ; Kiryantongo ; et Kyankware.
  • Burundi : Gasorwe ; Musasa ; Bwagiriza 1 ; Bwagiriza 2; Kavumu ; et Nyenkanda ;
  • Tanzanie : Rugufu;
  • Malawi :Dzaleka ;
  • Zambie :Maheba ;
  • Mozambique :Marathani
  • Kenya :Kakuma refugee camp ; Dadabu refugee camp
  • Éthiopie :Sherikole refugee camp

Comme nous l’avons signalé, l’instabilité et la mauvaise politique qu’a connu la R.D. Congo, ont occasionné des milliers des congolais  à fouir leur pays et particulièrement les Banyamulenge.

  1. LES VICTIMES DE LA GUERRE DE 2017 AU 30/09/ 2020

Un peu avant les violences ouvertes en 2017, les Banyamulenge étaient sérieusement séquestrés par les groupes armés Bafulero et Babembe dans la zone de pâturages en pillant leurs vaches arrestation arbitraire. Ils ont aussi formé leur groupe tribal appelé « Twirwaneho » littéralement signifie s’auto-défendre afin de faire face aux violences à leur égard[38].   

En plus de pillage de bétails, ils étaient timidement tués et disparus en voyages solitaires surtout en saison de transhumance. Nous citons à titre d’exemple la disparition de Simiyoni Mutungwa ; Runyambo Rupiya tués à Ngandja ; Dieudonné Rwunamura disparu à Lulenge ; Petero Mufashi tué à Lulenge; Nyagasaza Mituzo disparu à Lulenge ;Ruhumuriza Tizedi Biguge tué á Lulenge; Byishimo Matare disparu à Kamombo et aurait été enterré vivant par le présumé  Kawaza Nyakwana notable de Banyindu à Kanihura.

Après la guerre ouverte de la coalition des groupes armés tribaux  dont celui de Babembe, Bafulero, Banyindu et les groupes armés étrangers burundais basés à l’Est du Congo contre les Banyamulenge,  ils ont systématiquement tué, razzier et détruire les maisons et infrastructures de développement, notammenet les ecoles et les centres de santé.

Aussi,  Twirwaneho, groupe armé Banyamulenge, qui est né dans le contexte de protéger leurs vaches en transhumances s’est défendu  pour empêcher le génocide. Néanmoins, plus de 300 villages sont détruits, (on en parler à la section suivante ) et plus de 220 personnes sont tuées par arme à feu ; arme blanche ;brulure ; et plus des centaines des personnes sont mortes de suite des conséquences liées à la guerre. Ci-dessous, la liste de quelques des Banyamulenge tués de 2017 en août 2020 :

 

No

Noms

sexe

1

Maseruka wa Ngabunga

M

2

Migezo Zebedayo

M

3

Safari Kanyamisimba

M

4

Serugo Rutenderi

M

5

Erisha Muyehe Gihura

M

6

Sebinama Rutaganda

M

7

Kanyamararo  Nsamirwa

M

8

Ngabo  Mvunabandi

M

9

Mitterrand Kadihira

M

10

Minerval Kamanga

M

11

Claude Nderere

M

12

Mucyo Byicaza

M

13

Elias Nshimirwa

M

14

Freddy Nshimirwa

M

15

Rubibi Madeda

M

16

Karire Gishoma

M

17

Gatabazi Osborn

M

18

Ntayoberwa Mukiga

M

19

Kiremwa Semakumi

M

20

Muragizi Domisiyano

M

21

Bisosi Jigija Sebayehe

M

22

Gaparagi Ngarura

M

23

Rivuze Rugeyo

M

24

Mwungura Nyabihorwa

M

25

Nyirandegeya Migeri

F

26

Rutunganya Muhwija

M

27

Gapapa Ndege

M

28

Bigabo Gitimbwa

M

29

Bisenga Dieudonné

M

30

Kiruhura Sadamu

M

31

Freddy Mutegwantebe

M

32

Mandela Nkundabatware

M

33

Sebatutsi Manassé

M

34

Rutabara Kameteri

M

35

Ndizeye Rusakana

M

36

Nkurunziza Byondo

M

37

Gatutsi Rivuze

M

38

Byicaza Sahiriza

M

39

Bizimana Rugamba

M

40

Mvuyekure  Rivuze Gitama

M

41

Gisubizo Rwamba

M

42

Muhizi Amosi

M

43

Bisore Ruboneka

M

44

Rubibi Makuza Kasa

M

45

Mutebutsi Kabushoshi

M

46

Biregeya Jérôme

M

47

Savimbi Fatake 

M

48

Mudahirwa Bihagire

M

49

Semahoro Keeper

M

50

Ndayishimiye Kabuteni

M

51

Mutebutsi Myaju

M

52

Byambu  Rwigenza Cosma

M

53

 Pasteur Masomo Kirago

M

54

Nyiranziza K.

F

55

Pasteur Ndagiro Yonasi

M

56

Semabanga Rwatana

M

57

Giti Ruhimbya Zaroti

M

58

Mubaya Ndigija

M

59

Serugo Mazuru

M

60

Shema Petero

M

61

Abdallah Makangata

M

62

Rurengera Bagabo Muhimuzi

M

63

Bagabo Aimable

M

64

Mugenza Soni

M

65

Bagaza Barita

M

66

Buyoya Osée

M

67

Musekera  Bushaku Manassé

M

68

Kibonge Bijavu

M

69

Iranzi Gasaba

M

70

Munyakazi Cangacanga

M

71

Cubahiro Butsiriko

M

72

 Sange Gasita Gatware

M

73

Mararo Ruberangabo

M

74

Nkiriho Kanoro

M

75

Seka Rugimbana

M

76

Mandevu

M

77

Clément Ndiyunguye

M

78

Mafunzi

M

79

Pascal Mugema

M

80

Ngabire Semiringa

M

81

Sebaragirwa Mafiringi

M

82

Muraja Rutaganda

M

83

Faraswa

M

84

Mugaza André

M

85

Serugo Bonke

M

86

Bagaza Mashosho

M

87

Benjamin Zoziyamba

M

88

Rivuze Domisiyano

M

89

Alexis Rutonda

M

90

Imani Ndarwemeye

M

91

Tambura Ndarwemeye

M

92

Semahoro Kimenyerwa Kalori

M

93

Cubahiro Musinga

M

94

Ruhengu

M

95

Mutegetsi Espoir

M

96

Mwungura Bienvenu Rwesa

M

97

Nkomezi Bujambi

M

98

Muco Sekangumwa

F

99

Ednas Rwagahima Musinga

M

100

Nzabakiza Ndabagoyi

M

101

Nzaniya Buhuru

M

102

Siritanda Mihigo

M

103

Ridiya wa Kamundara

M

104

Kazayo Mwambutsa

M

105

Prince Nyange Gatambara

M

106

Eredi wa Mutakure

M

107

Rugorora Muzungu

M

108

Alexis Museveni

M

109

Ruberandinda Mutajiri

M

110

Byicaza Karubandika

M

111

Rutiririza Bibogo

M

112

Gapapa Dudu

M

113

Buregeya Nbonyinkiko 

M

114

Ntagengwa Murefu

M

115

Ndayishimiye Nganizi

M

116

Boaz Nkundiye

M

117

Jondwe Rwamizinge

M

118

Nyamwiza

M

119

Adoni Bitebetebe Fabien

M

120

Nyamutarurwa Niyomurinzi

F

121

Rutaro Mushambaro

M

122

Laban Segabiro Kanyabugoyi

M

123

Mukiza Misengo

M

124

Pasteur Gapata Bidogo

M

125

Rutaramirwa Muhigi

M

126

Ngirumukamyi Nyakwana

M

127

Bitungwa Kijenga

M

128

Ngabo Ruberwa

M

129

John Bukombe

M

130

Padiri Mbyayingabo

M

131

Sentozi Rwezangoro

M

132

Bakareke Binagana

M

133

Kibonge Mutuganyi

M

134

Rukumbuzi Byishimo

M

135

Muganga Irakiza

M

136

Kabunda Sendoto

M

137

Rwamba Mududa

M

138

Gasavubu Sendoto 

M

139

Mulinga Sebikabu

M

140

Samuel Bitaruke

M

141

Oseya Ngana

M

142

Dieudonné wa Rwunamura

M

143

Thomas Munyiginya Ruhori

M

144

Mugerero wa Munyiginya

M

145

Petero Nshizirungu Mufashi

M

146

Byishimo Matare wa Musabwa

M

147

Laurent Mosengo Bahanda

M

148

Fredy Mahoro   Bukuru  Sebitarika

M

149

Mwambutsa  Kamamba  wa Zikiya

M

150

Byano Bizuru Mihingano

M

151

Musirimu Nyabigiri

M

152

Ntezidyayo  wa Rwandabana

M

153

Rushikama wa Byabagabo

M

154

Musafiri Budamu

M

155

Binyana Gafunda André

M

156

Gikundiro wa Serugo

M

157

Bagaza wa Rukunda

M

158

Sadock Musinga Bikokora

M

159

Uziya Nyirandoto

F

160

Oderi Madame Gisindo

F

161

Byiringiro Bishenga

M

162

Ruboneka Lawi Hemba

M

163

Rebecca  Madame Mufunga

F

164

Sifa Nyamuteto Madame Mupanya

F

165

Nsengiyumva Segabiro Barita

M

166

Ndabunguye Nkomezi Nyagatare

M

167

Musore Budederi Kamuga

M

168

Jonathan Ngarukiye Mandevu

M

169

Ruremesha Bikino Byuma

M

170

Bizoza wa Sebineza

M

171

Moise  wa Mugogo

M

172

Aroni Kibirira

M

173

Gatabazi Ruziga

M

174

Byishimo Gasogi

M

175

Jackson Gakingiye

M

176

Gad Kavuganyi

M

177

Alexis Irakiza Gishungu

M

178

Byabagabo Mpumuro wa Bitwenge

M

179

Karundi

M

180

Elisee Gapapa wa Sebitereko

M

181

 Frédéric Murama Ruvusha

M

182

Gapapa Elisée  Sebitereko

M

183

Bukuru Muhoza Kadihira

M

184

Bishekerwa Bizimana

M

185

Elisha Kanyamsomo

M

186

Semahoro Kabunda

M

187

Buyoya Ndakenesha

M

188

Ruganzu Rutsindako

M

189

Sosthène Sewarongo

M

190

Mandela Mbabara

M

191

Karengeti Binagana

M

192

Mahoro Aimable

M

193

Muco Mugogo

M

194

Bagaza appolinaire

M

195

Mbonimpa Ndareye

M

196

Ngirumukamyi Nyakwana

M

197

Ngabo wa Mudagiri/rugabano

M

198

Nyamutarutwa Niyonzima

F

199

Erisha Évêque

M

200

Munyamahoro Rujurama

M

201

Muringa  wa Karani

M

202

Mwene Mudagiri Kangoro

M

203

Rugamba Mandevu

M

204

Akim Mwesanyi

M

205

Bisetsa Rugaruza

M

206

Pasteur Bigabo

M

207

Ruhumuriza Tizedi Biguge

M

208

Ngoboka Muhinda

M

209

Ntagawa Pascal Muhimuzi

M

210

Bosco Mukambirwa

M

211

Munezero Bahagati

M

212

Iragena Muhizi

M

213

Byicaza Rwezangoro

M

214

Bienvenu wa Sebintu Israël

M

215

Byicaza Rwezangoro

M

216

Kamaro Makabya

M

217

Madame Tambura

F

218

Kega wa Muyaga

M

219

Mandela K. Kagurumoya

M

220

Nzayiramya Nyabigiri Kisekedi

M

 

Sur le total provisoire de 220 personnes tuées, 10 sont des femmes et 210 hommes. L’explication de différence est que les hommes résistent pendant les attaques en protégeant leurs familles, vaches et maisons et ils en sont plus victimes. 

  1. DE LA DESTUCTION DES MAISONS, RAZZIE ET MASSACRE DES VACHES

La guerre contre les Banyamulenge n’épargne aucune chose. Plus de 165000 vaches sont razziées et massacrées ; plus de 318 villages incendiés et détruits, les écoles détruites ; les centres de santé détruits ; les greniers agricoles ; les récoltes encore aux champs ;etc. c’est réellement une guerre de déracinement des Banyamulenge  en complicité avec l’armée nationale[40].

 Nous avons enquêté sur mon village natal et les villages environnants communément appelé Marongo, situé à l’Ouest de Minembwe dans ce qui s’appelait groupement de Basimuniaka-Sud, secteur de Lulenge. Aujourd’hui c’est en commune  rurale de Minembwe,  territoire de Fizi, R.D. Congo. Ci-après le bilan de dégâts des  villages de Marango.

No

Villages

Pop.

M.T

V.R.T. & M.

E.D. & C.S.D.

Personnes tuées

1

Monyi(1, 2 & 3)

507

104

942

-E.P. Rutigita ;

-Institut Rutigita ;

 1 C.S.de Rutigita

 

1.Shema  Petero

2.Byiringiro Elisée 

3.Ngabire  Semiringa 

4.Muhoza Bukuru 

5.Mitterand  Kadihira 

6.Muco Joseph 

7.Abdalah Makangata 

8.Pascal   Mugema 

9. Nzaniya   Buhuru 

10. Savimbi Fataki

2

Rutigita

209

 

351

-EP. Milima

3

Mashya(Mashya, Gitarama,Karongozi, Gatoki&Banyamiringa)

561

 

798

E.P.de Gatoki

4

Biziba(1,2,&4)

521

107

1602

-EP.Biziba

5

Gaseke(1&2)

108

 

135

 

6

Irumba et Kuwarurimba

143

 

386

-EP.Kahaca

 

Total

1835

 

4214

5 et 1 C.S.

 

 

  • Légendes  : Pop :Population ;

M.T. :Maisons détruites ;

                                V.R.T.& M. :Vaches razziées, tuées et mortes

                                E.D. :Écoles détruites ;

                                C.S.D. :Centres des santés détruits

                                C.S. :Centre de Santé

  • Le Nom de Rutigita est un nom primitif du village  Les écoles, l’église, le centre de santé de Monyi s’appellent Rutigita, tandis que l’école  de l’actuel village de  Rutigita  Milima, et son église s’appelle Minembwe.
  1. CONCLUSION

Dans les années 1964 -1966,  les premiers  Banyamulenge  sont massacrés à Kirambo, Katongo, Kirumba, Munanira, Mutambala, suivis des tueries et razzie des vaches. Et, en cette période, ils ont fait une autodéfense avec les armes blanches afin de se défendre.  Néanmoins,  ils ont fini  par la  désertion de leurs villages à environ 98% hormis Milimba et Nganja. Une année après, ils ont encore regagné leur territoire identitaire armés par le  gouvernement  de Mobutu et ils ont neutraliser les rebelles Babembe et Bafulero.

 Curieusement, toutes les maisons abandonnées du Nord(Rurambo) au Sud(Minembwe) étaient encore en bon état contrairement à la guerre courante qui tue, viole et détruit systématiquement pour le déracinement des Banyamulenge.  

 A présent (la guerre de 2017-2020) les dégâts humains et matériels sont provisoirement estimés à :

  • 318 villages détruits systématiquement.( voir certaines photos en annexes);
  • 000 têtes de vaches razziées et massacrées. (voir certaines photos des vaches tuées en annexes 6);
  • Plus 220 personnes tuées par armes blanches, armes à feu et brulure ; et
  • De centaines des personnes sont mortes de suite des conséquences liées à  la guerre.

Pour le cas d’espèce, ci-dessous le bilan matériels et humains causé par la courante guerre dans   ma localité natale de   Marango constituée par les villages de Monyi 1, Monyi 2, Monyi  3, Rutigita, Biziba, Mashya, Gitarama, Karongozi/Bega, Banyamiringa et Gatoki :

  • 993 maisons détruites ;
  • 4214 vaches razziées et tuées ;
  • 6 écoles détruites ;
  • 1 centre de santé détruit ;
  • 7 églises abimées ;et
  • 10 personnes tuées, il s’agit de : Savimbi fils de Rusongo Fatake, Shema  fils de Petero Gakonda, Byiringiro Élisée fils de Mbusha, Ngabire fils de Semiringa, Muhoza Bukuru fils de Kadihira Kadihira, Mitterand  petit fils de Kadihira, Muco fils de Joseph  Sekangumwa, Abdalah  fils de Makangata, Pascal  fils de Mugema, Nzaniya  fils de Buhuru ; et plusieurs blessées ;  

 Au fait, l’actuelle guerre se diffère avec toutes les guerres qu’a connu les Banyamulenge. Les mai mai Babembe et Bafulero visaient surtout à tuer et la razzie des vaches. La destruction des maisons, des infrastructures scolaires, hospitalières, églises, les massacres des vaches, et la destruction des champs sont des nouveautés issues à la socialisation à la haine  à l’égard des Banyamulenge en particulier et des Tutsi en général faite par certains Babembe et Bafuliro avec la diabolisation, l’intoxication, l’affabulation, la déformation de l’histoire, etc., afin de les exterminer et/ou les déraciner  dans  le territoire  de leurs ancêtres.

Néanmoins, toutes les fois que les extrémistes Babembe et Bafulero  tâtent à tuer sélectivement les Banyamulenge ; ils échouent  bien qu’ils causent   les dégâts énormes. Et, généralement   la situation tourne moins bonne pour les auteurs. Nous illustrons avec quelques cas parmi plusieurs autres, il s’agit de :

  • En 1995-1996, l’honorable Célestin Anzuluni , alors président de l’assemblée nationale qui avait initié l’expulsion de Banyamulenge avec la fameuse loi de la résolution du parlement de transition en annexe(Annexe 1) de ce travail, a fini son initiative en refuge fouillant l’AFDL(l’alliance de la force de la libération), laquelle les Banyamulenge et autres Tutsi étaient à la première ligne pour se libeller du régime de Mobutu ;
  • En date du 15 octobre 1996, Lwabanji vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu, actuellement(en 2020) le ministre provincial de l’intérieur et de la décentralisation cité au point 3, lance un ultimatum d’expulsion des Banyamulenge au Congo(Zaïre à l’époque). Et, dans moins de 30 jours, il avait déjà foui. Le drôle de l’histoire, la même bouche qui expulsait les Banyamulenge est la même bouche qui met fin aux entités coutumières  des Babembe qui sont les principales causes des violences ethniques en installant la Commune de Minembwe  chez les Banyamulenge en date du 28/9/2020, voir les photos cérémoniales en annexe 7.  Ainsi,   pour les pratiquants religieux, le Ministre Lwabanji nous rappel l’histoire de la Bible en  Esther chapitre 6. Hamann qui avait préparé un gibet pour Mardochée  et la finalité est devenue  le contraire ;
  • En 1996, Mutabazi Shweka, commissaire de zone d’Uvira ; avait inventorié les parcelles et autres biens des Banyamulenge pour la confiscation et a arrêté 10 femmes Banyamulenge(voir la lettre en annexe 2) pour avoir nettoyé la parcelle d’un membre de leur famille, monsieur  Budederi  Muhire Boniface qui était son voisin. Le commissaire de zone Mutabazi avait ravi la carte d’identité à Budederi en disant qu’il est étranger. Vers la fin de la même année, il a été remplacé par Budederi Boniface.

En guise de conclusion,  il est certain qu’il y’a eu  aussi des pertes  du côté des mayi mayi Babembe, Bafulero et Banyindu pendant cette guerre de 2017-2020.

A mon avis,  l’héritage idéal des parents  aux enfants est   le bien-être social, culturel (en donnant une bonne éducation) et économique. Tandis que le mensonge, la déformation de l’histoire sont d’héritages toxiques et la source des violences cycliques  et  heurt sérieux au développement des territoires de Fizi, Uvira et Itombwe de Mwenga. Aussi,  il est moins logique que certains Babembe et Bafulero veulent expulser les Banyamulenge  de leur patrie et les rendre apatride  avec plus de 200 ans de cohabitation et échangent culturels.  En fin, il est l’occasion  de se ressaisir  et mesurer les succès et les conséquences liées à l’éducation à la haine ethnique  afin de refixer  la nouvelle  culture  de la cohabitation pacifique pour un avenir meilleur de leurs fils et filles.

  1. BIBLIOGRAPHIE

Les ouvrages généraux, les mémoires, les rapports, cours et les sites web.

  • Jean-Pierre CHRETIEN, “L’Afrique des Grands Lacs, Deux mille ans d’histoire”, Aubier Collection historique, Paris 2000;
  • Reyntyens et S.Marysse, Conflits au Kivu : Antécédents et enjeux, éd.centre d’étude de la région du grand lacs d’Afrique, Envers, décembre 1996,
  • MUTAMBO J.« Les Banyamulenge, » éd. Limété/Kinshasa, 1997,
  • Jean-Pierre CHRETIEN, Histoire rurale de ‘Afrique des grands lacs, éd. AFERA, Diffusion Karthala,1983
  • G. WEIS,  Pays d’Uvira, Étude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganyika, rue de Livourne, 80 A, Bruxelles 5, 1959
  • MOELLER,Les grandes lignes des migrations des bantous de la Province Orientale du Congo-belge, Bruxelles, 22, rue des Parisiens, 22. 1936
  • MUNEZERO Byinshi Willy: Ubwicanyi bwakorewe abanyamulenge muru Kongo1998-2004, Nairobi, GreNeM 2019
  • Oscar NIYONGABO: La guerre de Minembwe: Epuration ethnique ou génocide des Banyamulenge; Vichub Printing Media, Nairobi 2019
  • MUZURI Gasinzira, mémoire en Histoire, intitulé : « Évolution des conflits ethniques dans l’Itombwe Sud-Kivu, des origines à l’an 1982 »,Université de Lubumbashi, 1984
  • Oscar Niyongabo : Rapport d’allerte intitulé : Earl of an imment genocide against the  members  of the Banyamulenges ur  community in the highlands of Uvira, Fizi and Itombwe by the FRD in coalition with mai   and the Burundian rebels; June 2020
  • Willemart, “Histoite du territoire des Babembe”mars 1935
  • NTUBUBA; Cours de culture et méthodologie des affaires/philosophie de succès, deuxième licence  en gestion des projets à l’institut supérieur de Management  de Bujumbura, 2005.
  • Les dix étapes d’un genocide musée de l’HolocusteMoréal, “museeholocauste.ca”
  • https://www.liberation.fr/monde/1998/08/22/le-tout-kinshasa-traque-l-ennemi-interieur-chasse-aux tutsi-dans-la-capitale-congolaise-temoignage-243817 
  • https://edrcrdf.worlpress.com

 

Liste des personnes  ressources, âge et date d’interview

 

No

Noms

Age

Date d’interview

01

Mafundisho Nzamu Sophonie

68 ans

22/08/2019,17/03/2019 et 23/03/2020

02

Ndege Rugirwa

93 ans

03,04,08/03/2020

03

Mugaju Cubahiro

75 ans

09,10,23/03/2020

04

Mudage Sebitarika

86 ans

21/08/2019

05

Murinda Muhebyi  Ezeckiel

88 ans

20/03/2020

06

Gasomora Rwema

70 ans

18/03/2020

07

Bihembe Evariste

60 ans

07/04/2020

08

Munyakuri Murinda Prudence

62 ans

31/03/2019 et

09

Charles Bihembe

58 ans

25/07/2020

10

Mushirampuhwe Ntuyahaga Etienne

86 ans

20/08/ et 13/10/2019, 14/03/2020

11

Mihanda Yasosi

62 ans

20/08/2020

12

Alexis Gisaro Mukenga

 

 20/08/2020

13

Samuel Buruma

77 ans

13/05/2020

14

Ntwari Gatware

 62 ans

10/03/2020

15

Ntoni Serugarukira

70 ans

03/01/2020

16

Ruzigura Yasosi

60 ans

20/08/2020

17

Yohana Kabojo

53 ans

20/08/2020

18

Butoto Mufunga

27 ans

19/08/2020

19

Rusingizwa Bitebetebe

78 ans

09/03/2020

20

Muhoza Amos Mudandaza

62 ans

09/03/2020

21

Julia Nakukwe

80 ans

20/02/2020

22

Bondo Joel Bizoza

82 ans

23/08/2019

23

Bujambi Isaac

60 ans

12/08/2019

24

Alexi Gisaro Mukenga

 

 23/08/2020

25

Muzuri Gasinzira

64 ans

16/09/2019 et 11/04/2020

26

Rurambya Oscar

82 ans

15/05/2020

27

Sam Muganwa

50 ans

03/08/2020

28

Birume Innocent

58 ans

14/02/2020

29

Gahene  Gahiriri

74 ans

11/03/2020

30

Munyakazi Simon

76 ans

18/09/2019

31

Gatoni Ndasonza

37 ans

Facilitateur 

32

Bukuru Ntwali

Chercheur et source privilégié

56 ans

 Plusieurs fois

33

Amos Muhoza Mudandaza

62 ans

Facilitateur

34

Francois Muhoza Musimbira

78 ans

 24/07/2020

35

Daudi Mujoba

98 ans

Mai 2004 et Juillet 2020

36

Me Munezero Willy

Chercheur et interlocuteur privilégié

 

Plusieurs fois

  1. LES ANNEXES


Annexe 1. Résolution du parlement de transition sur la nationalité 

 

 

Annexe 2. Inventaire des parcelles des Banyamulenge et interdiction des ventes

Annexe 3. Mémorandum de Banyamulenge adressé au Président du Zaïre

Annexe 4. Lettre de ligue des droits de la personne dans la région des grands  lacs, demandant la libération de 10 femmes Banyamulenge arrêtées arbitrairement à Uvira

Annexe 5 : Cartes d’identités de Bihembe Joseph qui est né en 1896 et sa femme Nirankaka en 1910

Annexe 6: Quelques photos des maisons brulées et vaches tuées depuis 2017 à 2020 dans les hauts Plateaux d’Itombwe, Mwenga

Photo 1

Photo 2

Photo 3

Photo 4

Photo 5

Photo 6

Photo 7

Photo 8

Photo 9

Photo 10

Photo 11 : Gakwera le 8/9/2020

Photo 12 : Baraka, le 9/9/2020

Photo 13 : Baraka, le 9/9/2020

 

Annexe 7: l’investure du Bourgoumestre de la commune de Minembwe, 28/09/2020 à Minembwe

Photo 14: Minembwe, le 28/09/2020

Photo 15: Minembwe, le 28/09/2020

 

 

[1]Eliyasi Nkundabatware Ruduganira, blessé et rescapé, 22 Banyamulenge tués  et 12560 vaches razziées.

[2] Note analytique sur la situation des droits de l’homme dans les hauts plateaux desterritoiresdeMwenga, Fizi, et Uvira, province du Sud-Kivu, entre février 2019 et juin 2020; 20200806.UNJHRO.Analyse-Hauts Plateaux.pdf; page 3.

[3] Déclaration de Omer Bulakali du 30/11/2019  et celle  de Eciba Yoramu à la radio France Internationale en date du 25/10/2019 ; citées  par Oscar Niyongabo Buzi :La guerre de Minembwe :Épuration ethnique ou génocide des Banyamulenge ? Vichub printing media, Nairobi 2019 ;pages 125 et 126

 

[4]Les dix étapes d’un genocide musée de l’HolocusteMoréal, “museeholocauste.ca”

[5]Htt://www.liberation.fr/monde/1998/08/22/le-tout-kinshasa-traque-l-ennemi-interieur-chasse-aux tutsi-dans-la-capitale-congolaise-temoignage 243817

[6]Cours de culture et méthodologie des affaires/philosophie de succès conçu par professeur Ntububa de l’ISDR Bukavu, enseigné en   deuxième licence  en gestion des projets à l’institut supérieur de Management à de Bujumbura, 2005.

[7] Laure Bereni, Sébastien CH., Alexandre J.,et Anne R. :Introduction aux Gender studies, Edition de  boeck, s.a. 2008, Paris, novembre 2008

[8] F.Reyntjens et S.Marysse ; Conflits au Kivu :Antécédents et enjeux ; Universiteit Antwerpen ; Centre d’étude de la région de grands lacs d’Afrique, Anvers décembre 1996, page 61

[9] Oscar Niyongabo Buzi : op.cit ;  ;  page 127

[10]LIEVE JORIS dans son livre intitulé « L’heure des rebelles » à la page 19

[11]J. HIERNAUX, « Note sur les Tutsis de l’Itombwe, Paris », 1965 à la page 21,

[12]G. WEIS,  Pays d’Uvira, Étude de géographie régionale sur la bordure occidentale du lac Tanganyika, rue de Livourne, 80 A, Bruxelles 5, 1959, page 118.

[13]F.Reyntyens et S.Marysse,op.cit.4

[14] Alexis KAGAME, « Un abrégé de l’ethnohistoire du Rwanda, Tome 1 », édition Université du Rwanda, Butare 1959, page 118 et 119, 

[15] NGUYA- NDILA MALANGALA,« Nationalité et citoyenneté au Congo-Kinshasa, édition Harmattan, Paris 2001, P37 »,

[16]Jean-Pierre CHRETIEN, « L’Afrique des grands lacs deux mille ans d’histoire » á la page 300 et 301,

[17] Nyirankaka femme de Joseph Bihembe est née en 1910, elle est la fille de Rugama, Rugama fils de  Gitimbwa, Gitimbwa fils de Bitana, Bitana  fils de Nkoko du clan de Abasinzira. C’est Nkoko qui s’est retrouvé au Congo precolonial. Si nous nous estimons la generation à 30 ans, Nkoko serait à Mulenge vers les années 1790 et 1810.

[18] Copie de l’identité  de membre de l’église catholique de monsieur  Bihembe Joseh qui est né à Mulenge/Biphubusa en 1896 et mort en 2015 et  il est  de la 6éme génération à partir de GASHURI qui s’est retrouvé au Congo precolonial.

[19]A. MOELLER, op.cit. page 112 ; et Willemart, “Histoite du territoire des Babembe”mars 1935, page 1(https://ufde.ufl.edu/AA0000/882/0001)

[20][20] A. MOELLER, op.cit. page 142 ; et https://fr.wikipedia.org/wiki/Bafuliru

[21] A. MOELLER, op.cit. page 142

[22]G.WEIS,op.cit.page 116

[23]Gahena Mugomberwa, âgé de 86 ans informé aussi  par RUGABANIRA et NDATSIMURWA qui ont grandi dans la cour avec MukogabwealisMahina, leur beau-frère

[24]Mushirampuhwe Etienne, lequel Mahina était le mari de sa tante op.cit.

[25]Histoire  que Nyasamaza m’areconté en 1996  au village.

[26] Daudi Mujoba est né en 1922, il vient après Kagosi et   Ruremantutsi  qui est né en pleine guerre de 1914-1918. Ils sont les fils de  Minyaruho  du clan de Bashimbi/Bafulero et Nyiramigunga/munyamulenge  fille de Kamandwa, kamandwa fils de Mutuganyi, Mutuganyi fils de Rutenderi du clan de Abasita. De Rutenderi à Nyamigunga il y’a 4 générations et probablement elle serait née en 1890.  Et, si on calcul la génération  entre 25 et 30 ans, Rutenderi serait à Mulenge vers les années 1800 et 1815.

[27] Pasteur Mushirampuhwe Etienne, cousin de NKIKANYI op.cit.

[28]Bihorakumurongo  témoins des événements   via MafundishoNzamu,

[29]  F.Reyntyens et S.Marysee, op.cit. page 55

[30] Rugabanira Munoni via Gahene.

[31]Muzaliwa Kakozi,  musimukindje,  âgé de 72 ans

[32] Mes recherches completées par celles de  Me Bukuru Ntwari wa N

[33] Pasteur Lameck Murama Rugirwa; et Pasteur Mushirampuhwe Etienne.

[34] Htt://www.liberation.fr/monde/1998/08/22/le-tout-kinshasa-traque-l-ennemi-interieur-chasse-aux tutsi-dans-la-capitale-congolaise-temoignage 243817

[35] Temoignage de MUSORE Rubyiri recapé de Kinshasa; témoignage de NYARUKUNDO Jeanne rescapée de Kalemie; et temoignage Etienne RUPIYA rescape de Mbujimayi.

[36]Munezero Byinshi Willy: Ubwicanyi bwakorewe abanyamulenge muru Kongo1998-2004, Nairobi, GreNeM 2019; OscarNiyongabo: op.cit. et Recherches de  David M.B.; auteur de cet article.

[37] Personnellement je suis rescapé de massacre selectionné de Gatumba/Burundi  du 13/08/2004

[38] Claude Gasita Mutorero:” De la situation séccuritaire préoccupante dans les hauts plateaux de Minembwe-Itombwe, territoire de Fizi et Mwenga, Sud-Kivu(R.D.Congo)”, présenté à la conférence  de chercheurs congolais sur la paix à Bukavu Sud-Kivu du 09/10/2019; page 3.

[39] Nos recherches coupletées par celle de Oscar Niyongabo :   Rapport d’allerte  intitule : Earl of an imment genocide against the  members  of the Banyamulenges ur  community in the highlands of Uvira, Fizi and Itombwe by the FRD in coalition with mai mai  and the Burundian rebels; June 2020 ;page 8 &10;

Recherches de Munezezero Willy; Gatoni Ndasonza; et Byabagabo Nkubana.

[40] Les militaires sont deploiyés à Monyi, Rutigita, Mashya et avec des positions aux enlentours et ils  facilitent les mayi mayi à detuire, razzie et tuer.

[41] Gatoni Ndasonza de Monyi ; Yohana Kabojo de Mashya/Gitarama ; Butoto Mufunga de Rutigita ;  Sam Muganwa de Irumba ; Mihanda Yasosi et  Ruzigura yasosi de Biziba.

 

 

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